De toutes nos forces

Ma bien aimée m’a emmené hier soir au ciné voir « de toutes nos forces« . Un film sur la (re)construction de la relation entre un père et son fils très lourdement handicapé physique, au travers d’un défi sportif: faire ensemble l’IronMan de Nice.
Tirée une histoire vraie, c’est d’abord une très belle histoire familiale et humaine. Pour les coureurs, pour les tri athlètes (dont je ne fais pas parti) et pour tous ceux qui se lancent dans l’accomplissement d’un défi, c’est extrêmement émouvant. J’ai retrouvé dans ce film les même moteurs que ceux qui m’animent et qui me poussent tous les jours en avant vers mon premier marathon: aller au bout d’un rêve, monter mon Everest à moi, faire quelque chose que je ne me croyais capable de faire et donner un peu de la force qui me fait avancer à mes proches et à ceux qui m’entourent.

Il y a dans le film une longue séquence, vers la fin, en immersion avec les compétiteurs du triathlon de Nice, lors du départ. C’est tout simplement incroyable. Enooooooorme frisson quand ils battent tous des mains à l’unisson pour s’encourager et former un groupe, dans ce sport de solitaires. Et le départ… C’est vraiment intense.
L’arrivée du père et du fils, au bout de 16 heures d’efforts surhumains et partagés et le passage de la ligne d’arrivée sont bien sûr le point d’orgue du film. Je n’ai pas pu, ni voulu, retenir une larme de joie. Cela ne m’était jamais arrivé au ciné. Ceux qui me connaissent bien savent que je ne donne pas vraiment dans le pathos et l’émotion. Mais là….
Le sport donne vraiment des émotions d’une intensité incroyable.

En voyant la scène finale du film, sur la ligne d’arrivée, levant les bras au ciel, j’ai revu la photo que Phil m’a montré, de lui et de ses deux petites filles à l’arrivée du triathlon de l’Alpe d’Huez l’été dernier. Il se reconnaîtra. J’ai enfin compris pourquoi il se donne autant et avec autant de courage dans son propre défi personnel.

Ce matin, j’ai fait mon dernier entraînement poussé. Pas très long, sur ma boucle de 13.6km, mais avec quelques belles accélérations, dont une pointe à 3min50 (176 bpm) vers le km 8. J’avais encore en tête le film d’hier et je ressentais encore toute les émotions de la veille. Ça m’a donné une pêche folle. J’espère avoir encore cette joie de courir dimanche prochain à l’heure du départ.

Plus que 7 jours avant d’en découdre…

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